Par les villages
- Jean-Baptiste DelcourtMise en scène
- Taïla OnraedtAurélien LabruyèreJeanne DaillerAngèle Baux GodardAnne-Marie LoopPablo StellaInterprétation
- Nina LombardoAssistante à la mise en scène
- Samuel PonceblancCréation lumières
- Matthieu DelcourtCréation sonore et plastique
- Marine VanhaesendonckCréation costumes
- François GillerotProduction
- Audrey BrookingDiffusion
- Catherine HanceConsultante diffusion
- La FACTProduction
- Théâtre 95, Théâtre Océan NordCoproduction
- Hamadryade, Probedones d’AbaigtSoutenu par
Par les villages a lieu à l’occasion de retrouvailles entre frères et sœurs, au moment de l’héritage et du partage de la maison familiale alors que les parents viennent de mourir. Au-delà du déroulement de la fiction, se projettent en un conflit infini les universels ressentiments humains, la tentation du pouvoir, la volonté de nuire et, par-dessus tout, l’incompréhension des égos. A la clôture de la tragédie, un autre personnage nous rattrape au bord du précipice et nous raccroche à la vie.
C’est l’éloge de la vie réelle, à laquelle on ne prête plus attention et qui se révèle dans toute sa puissance. Les mots reprennent leur force et nous dévoilent un large champ poétique.
La nature c’est la seule chose que je puisse vous promettre la seule promesse sûre. En elle, rien n’est “fait de” comme dans le monde des jouets, où on est toujours obligé de demander : “Et maintenant ?” Elle ne peut être ni refuge ni issue. Mais elle est le modèle et c’est elle qui donne la mesure : seulement, il faut la prendre tous les jours. Le papillon jaune est le cœur du bleu du ciel. La pointe de l’arbre est l’arme libératrice. Soyez convaincus suivez des yeux la trajectoire sans projectile regardez. Les nuages qui passent, même chassés par le vent, ils vous ralentissent. Quand, par la force du fleuve qui vibre au loin, mon cœur tressaille en moi, alors seulement j’existe.
Peter Handke - Par les villages