Image du spectacle

Pétrichor

En exploration

  • Clément Gœthals
    Concepteur
  • Alex Jacob Noam Rzewski Hélène Beutin Gaspard Dadelsen
    Performeur·euse·x, Ichorides
  • Amel Benaïssa, Lucile Charnier, François Gillerot, Adrien Letartre, Anna Solomin-Ohanian, Marie Menzaghi, Camille Panza, Léonard Cornevin, Mathis Bois, Marine Vanhaesendonck, Gaspard Audouin, Angèle Baux Godard
    Performeur·euse·x·s, Myrméïdes
  • Molly Gruey, Suzanne Geisen
    Special Guest
  • La FACT
    Production
  • L’Association du château de Monthelon, Wallonie Bruxelles International
    Soutien
  • La Fédération Wallonie-Bruxelles - Service Théâtre
    Avec l’aide de

Tout démarre d’une odeur : celle de la pluie sur le bitume après l’orage. Le pétrichor. De là j’ai commencé à écrire. À imaginer un monde, à partir du trajet chimique de ce phénomène : un sol asséché, un climax de chaleur, un orage, puis la pluie qui déclenche cette odeur si particulière. J’ai pris ce parcours et je m’en suis amusé en une sorte de science-fiction sensorielle. J’ai essayé d’écrire les bribes d’une narration, pas tant à lire comme un trajet à faire comprendre, mais plus comme un trajet sensoriel et sonore.
Pétrichor est une réflexion sur la solitude, sur nos communications impossibles, sur l’épuisement du langage.
Une installation immersive où les visiteur·euses traversent des état, par l’image, la matière et les sons.
Pétrichor ne raconte pas une histoire.
Pétrichor cherche un basculement.
Depuis plusieurs années, j’explore la foule comme un organisme vivant d’où surgissent, pour un instant, des êtres singulier·e·x·s. Des meutes sans centre ni héros·ïne, des espaces d’errance et de jaillissement pour prendre le risque d’exister davantage.
Peu à peu, une évidence s’est imposée : ce qui nous traverse n’est pas narratif, mais vibratoire. Avant le récit, il y a une onde.
Pétrichor naît de ce déplacement — quitter l’intrigue pour aller vers l’état.
Le son en est le moteur. Il ne soutient pas l’action, il est l’action. Il sculpte l’espace, traverse les corps, ouvre des failles. Nous explorons ce point de tension extrême, le suspend, cet instant juste avant la chute où tout devient possible.
Pétrichor est une traversée. Une architecture vibratoire en mouvements. Une science-fiction sensorielle comme champ d’activation. Une poésie-onde.
Avant d’entrer dans la Zone, une mise en état : transformation, passage, glissement vers une autre présence plus inconsciente. Puis la Zone — un espace habité, dense, en composition directe d’où surgissent des formes, des fréquences : chants, tremblements, cris, silences. Nous ne cherchons pas à immerger pour dissoudre, mais à faire apparaître. Des présences, des relations, une communauté éphémère née de l’écoute.
Les spectateur·ice·x·s peuvent rester témoins ou s’engager.
Pétrichor est une zone d’amplification vibratoire.
Un moment suspendu — juste avant l’orage — où quelque chose, ensemble, se lève.