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Coriolan

En diffusion

  • Jean-Baptiste Delcourt
    Mise en scène, dramaturgie
  • William Shakespeare
    Texte
  • Louis Lecocq
    D’après les traductions de
  • Nefer Ferreira Monteiro Nunes, Jean-Baptiste Delcourt
    Adaptation
  • Florence Marchand
    Assistanat à la mise en scène
  • Noam Rzewski
    Création sonore
  • Renaud Ceulemans
    Création lumière
  • Laurence Hermant
    Création costumes
  • Vincent Bresmal, Mathieu Delcourt
    Scénographie
  • Stéphane Ledune
    Régie générale
  • Anne Claire, Serge Demoulin, Aurélien Dony, Soufian El Boubsi, Siegfried Moncada, Pauline Serneels, Dominique Tack, Geoffrey Tiquet, Sacha Pirlet, Youri Demoulin
    Interprétation
  • La FACT, Théâtre des Martyrs, La Servante, La Coop & Shelter Prod
    Coproduction
  • La Fédération Wallonie-Bruxelles - Service Théâtre, Le CAPT, Centre des arts Scéniques, Tax Shelter.be, ING, Tax Shelter du Gouvernement Fédéral belge.
    Soutenu par

De Shakespeare à Brecht en passant par Beethoven, la figure de Caïus Marcius alias Coriolan fascine et questionne. Défendant sa cité avant de lui tourner le dos, il se présente aux élections, mais sa soif d’idéal frôlant l’intégrisme, son mépris de la plèbe et son refus de la comédie démocratique l’empêchent de transformer ses triomphes militaires en gains politiques.
En exhibant travers démocratiques, dérives totalitaires et pouvoirs corrompus, le drame de Shakespeare revêt, au regard des crises contemporaines et à l’heure où le capitalisme se transforme en machine à broyer, une aura prophétique et rappelle qu’aucun régime n’est immunisé contre la tentation d’opprimer. Pièce politique, mais aussi pièce de l’intime lorsqu’elle expose ce « je » qui nous empêche de vivre en nous coupant spontanément de l’autre, tel l’orgueil de Coriolan l’empêchant d’atteindre ses plus nobles desseins. La tragédie devient enfin œuvre polyphonique lorsque s’y engouffre le fracas de l’Histoire, s’exprimant souvent par crises, ruptures et bouleversements mais n’étant en définitive qu’un continuum.
Brassant les enjeux de nos démocraties en souffrance : crises identitaires, corruption, guerre civile latente, concorde civile mise à mal, dissensions fratricides, pourrissement de la représentation politique, Shakespeare reste bien notre contemporain, et nous invite à faire résonner l’Histoire dans le présent, en cherchant à y écouter l’écho de notre humanité.